Travaux à la Ruche.

De ma fenêtre je vois cet atelier progressivement refait. Ça s'active sous les premiers rayons de soleil. Bientôt un(e) artiste de plus sur la longue liste des occupants depuis 1902...


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Les 10 CD de mars 2009

Trop touché pour faire un commentaire et un choix musical. Juste faire un nœud à mon mouchoir pour me souvenir qu'Alain Bashung s'est évaporé pendant mon vernissage. "J'suis parti à 15 heures trente. J'étais fatigué j'avais mal. Tu es fatigué c'est tout dit-elle".


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Visite d'atelier à la Ruche: Jan Olsson.

Jan Olsson est la première artiste de la Ruche à me laisser prendre des photos librement dans son atelier et me parler de son "travail". Je sais que "travail" est un mot inapproprié dans la bouche d'un(e) artiste, mais je ne trouve pas de synonyme. Tout comme "carrière" est un mot inadapté dans la bouche d'un artiste. Laissons ça aux militaires et aux politiques. Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos "abeilles". Jan est peintre, mais aussi graveur (dit-on "graveuse"?), et de talent! Sa dernière façon d'aborder ses sujets (en gravure) passe par une technique de plaques métalliques photo-sensibles qu'elle triture avec des matières, revient dessus en dessinant/gravant dans la pellicule qui recouvre la plaque. Le résultat est très intéressant. Je met son lien afin que vous vérifiez que je ne raconte pas des craques. Son atelier semble dégager une sérénité à toute épreuve, mais elle est comme tous les artistes de cette cité, de France et de Navarre, d'Europe et des quatre continents, elle a le même mal à joindre les deux bouts. Ce que ne comprenait pas le public hier soir, venu à la signature du livre sur la Ruche, obsédés par la demande de visite des lieux, sans réaliser que c'est un espace où les artistes œuvrent dans le silence assourdissant d'une reconnaissance qui viendra peut-être un jour. La Ruche ne vit pour l'instant que par son aura des artistes fameux, mais morts. Il faudrait bien que cela change un jour et c'est pourquoi Jan a bien voulu me recevoir. Bon esprit!








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Le catalogue de l'exposition "Après nous le déluge?" du musée de Sens.

Il ne manquait plus que lui! 80 pages avec mes dernières œuvres, décortiquées, avec interview de la Conservatrice du musée, textes de Jean-Louis Pradel, et un éclairage par mes notes et textes. En signature ce soir à la librairie "Le Divan", 203 rue de la Convention, Paris 15 ème, en même temps que la signature du livre/catalogue sur "La Ruche. 1902/2009" avec Sylvie Buisson et avec petite exposition à la clé.








Remerciements à Sylvie Ballester et Florence Jackiw.
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Visite privée et discrètement guidée à l'exposition "Après nous le déluge?".

C'est dimanche. Tout est calme dans la ville de Sens que je connais depuis les années 60. Entré par le porche, on découvre les jardins et le musée, à l'ombre du dos de la cathédrale.

La première vitrine montre un choix parmi les milliers de tampons accumulés en trente ans.

En 1983, Willem m'avait surnommé "Le tamponneur fou" dans sa chronique de Libération. Je crois toujours être à la hauteur du surnom, mis à part qu'aujourd'hui, avec ce recul du temps, je pourrai ouvrir un Musée du Tampon! En tout cas, ici, il m'a été difficile de faire un choix dans cette profusion collectée.

On tourne un peu le regard à gauche et l'on découvre "La biche dans les bois", peinte l'été dernier. Je voulais faire entrer dans un musée ce sujet populaire, mais en le dynamitant. Cette biche, oui, mais dans un cadre contemporain, avec tout le merdier qui va avec. Tout comme peindre un bouquet de fleurs me ferait naturellement figurer des abeilles mortes par les pesticides au pied du vase. L'irresponsabilité de décideurs au nom du profit et du politiquement correct est un très bon sujet en peinture. Je dis ça comme ça au passage, mais si vous avez envie de continuer de peindre de jolis bouquets de fleurs, c'est votre droit!

Bon, on ne s'énerve pas, restons calme. Juste à côté, deux vitrines avec mes "graphzines", ancêtres du blog, un bulletin périodique d'humeur avec dedans des textes et dessins énervés que j'avais réalisés, mais aussi ceux de mes amis artistes. Malheureusement, tout ça est depuis épuisé et les pages ne seront pas ouvertes. Je trouvais d'ailleurs très beau cet alignement coloré, presque "conceptuel".

Il faut dire que les graphzines ont été très en vogue dans les années 80/90, avant que l'ordinateur ne balaie ce "mouvement". Avec mes copains Placid & Muzo, Toffe & Gerbaud, Jocelin, Elles sont de sorties, Bazooka, et tous les autres, nous étions dans un bouillonnement graphique intense avec cet artisanat furieux qu'étaient nos publications hors-normes.

Plus loin, deux toiles, "Ceux d'en haut, ceux d'en bas" et "68/2008, état des lieux", dont Jean-Louis Pradel écrit, je cite: "Les pelletées des fossoyeurs n'y pourront rien, le cadavre tant redouté par le pouvoir de l'argent bouge encore".

On baisse un peu la tête et là, montrés pour la première fois, mes carnets de collages devant théoriquement être protégés des méfaits de la lumière. Les encres à tampons ont la fâcheuse tendance à disparaître au fil du temps, mais c'est une règle du jeu que j'ai acceptée dès mes débuts.

La caméra un peu à gauche, merci! Là, on aperçoit la première partie de la série "L'incendie du sanatorium des coïncidences exagérées". Dix toiles au format 0,80 x 0,80 cm, dont le sujet a déjà été exploré dans ce blog.

Voici la deuxième série sur le même sujet. Encore dix peintures pétillantes.

Juste en dessous, dans cette vitrine, les cahiers d'écoliers contenant la centaine de dessins m'ayant servi à préparer ces toiles.

Le public commence à arriver et je réponds aux questions et récolte les remerciements ou l'indifférence suggérés par l'exposition.

Les "Illuminures", dernière série présentée, contraction d'enluminure et d'illusion, quatre peintures "sociales" ou plutôt "sociétales". Grands formats libres, posés comme des tapisseries, des kakemonos contemporains.

"Les résignés", 2,00 x 2,00 cm, montrant un panel d'humains se voilant la face devant la réalité désolante de notre époque.

Et pour finir, "Après nous le déluge?", même format que la précédente, et je cite à nouveau Jean-Louis Pradel : "Chacun de ses tableaux, aux accents de fanfare, est une marmite du diable en forme d'apocalypse rutilante où se concoctent à gros bouillons et petits secrets bien gardés, de savantes potions magiques comme autant d'indispensables contrepoisons d'un monde effrayé".

Exposition jusqu'au 14 juin 2009 au Musée de l'Orangerie à Sens. 89100.
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Vernissage de l'exposition "Après nous le déluge?" à l'Orangerie de Sens.

J'étais ravi, aux anges. Tout était d'équerre, pas d'avis de coup de vent. Les discours se sont enchaînés avec une légèreté que je n'avais jamais vue à ce type de vernissage. Ici, Bernard Pernuit, Maire-adjoint chargé de la culture, Jean-Louis Pradel que l'on ne présente plus, P.L, et Lydwine Saulnier-Pernuit, Conservatrice des Musées de Sens.

Très étonné d'avoir fait venir environ 200 personnes des quatre coins de la France, apparemment aussi ravies que moi.







En fait, le succès d'un bon vernissage est très simple, il consiste à appuyer sur le bouton vert. Non, pas le rouge, le vert!

Ces photos du vernissage sont d'Hervé Letourneur que je remercie vivement.
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Installation de l'exposition "Après nous le déluge?" à Sens.

Le compte à rebours est enclenché! Les jeux sont fait, rien ne va plus! Installation de l'exposition sur laquelle je travaille depuis un bon moment. Situé derrière la cathédrale de Sens, le musée de l'Orangerie semble pile-poil à la dimension de ma production. Il faut dire que mes calculs au cordeau m'ont facilité la tâche. Mes aides de choc sont d'une redoutable efficacité, et d'une gentillesse hors pair. Je les en remercie vivement.








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