Owtoudouzat 10: "Les résignés".

Step by step de la toile "Les résignés", 2,00 x 2,00 cm, qui sera exposée prochainement à la mairie du 15e, reproduite sur le carton d'invitation.






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Nouvelle peinture d'été.

Suite de la série "Illuminures", peinte cet été. J'aime bien de temps à autre faire des infidélités à mes tampons et mêler un peu de dessin dans l'image. Le sujet parait au premier abord un peu léger, mais au fur et à mesure de l'apparition, le sujet devient plus grave. Médecin, entrailles, réseaux sanguins, gynécologie etc. Elle sera présentée à ma prochaine exposition à Paris en novembre.



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"Le barrage": du premier coup de pinceau à l'exposition.

Petit retour en arrière. Choisissons une peinture de l'exposition "Après nous le déluge?" au musée de l'Orangerie à Sens (voir les chapitres précédents pour ceux qui auraient raté le début). Prenons "Le barrage", l'une de mes peintures "citoyennes" où, en gros, je montre les "barrages", au sens propre et au sens figuré, que l'on se crée ou qu'on nous impose. L'image est tout d'abord réalisée en noir et blanc. C'est un collage de signes imprimés réalisés avec des tampons. Pour mieux comprendre ma démarche, je vous conseille de fouiner sur ce blog, j'explique en détails mon procédé. A l'aide d'un rétroprojecteur, j'utilise la trace agrandie au format de la toile. Ici, la peinture est au format 0,80 x 0,80 cm.

Une fois les premiers coups de pinceaux donnés, tout s'organise autour d'une gamme colorée que j'ai établie auparavant.

La projection régulière de l'image me sert de "guide" et me permettra, en dernier ressort, de peindre la trace noire qui emprisonnera les masses colorées.

Une fois le noir posé, je reviens sur les accords de couleurs dissonants. Inutile de dire que tout cela ne se fait pas en cinq minutes.

Voilà, la toile est terminée, prête à être exposée. On me demande souvent quels sont les prix de vente de mes peintures. Pour indication, celle-ci est vendue 2000 €.

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Eté studieux (2): Nouvelle série de peintures en avant-première.

Pas de titres définitifs pour l'instant, juste des noms de code. Chaque image fera l'objet d'un texte, en vue d'une éventuelle publication.

Le principe de la peinture en train d'être réalisée, le pas à pas, même s'il est montré en abrégé, est un outil de compréhension d'un procédé et d'un univers à mieux partager.

J'avais été vivement intéressé par un livre, "Mural with blue brushstroke", montrant une œuvre murale sur un pignon de bâtiment réalisée par Roy Lichtenstein.

Le livre décortique du début du projet à son achèvement, les étapes progressives, photographiées, relayées par un texte, aidant à mieux comprendre la vision de l'artiste. Mais cela n'intéresse-t'il que les artistes?

Eté studieux (1): Nouvelle série de peintures en avant-première

Cette série fait suite aux formats 80 X 80 cm et s'intitule "L'incendie du sanatorium des coïncidences exagérées". Il s'agit ici de formats 50 X 50 cm, toile marouflée sur bois, pré-encadré. Depuis 2004, le format carré est mon format de prédilection.

Je travaille d'après une série de dessins longuements mûris, inspirés d'un texte trouvé dans "Le matin des magiciens" de Pauwels et Bergier (1972). Ce texte relate la collectionnite de Charles Hoy Fort (1874/1932. USA) pour de bizarres évènements réels relevés sur fiches et archivés dans des boîtes en carton, le tout formant son "Sanatorium des coïncidences exagérées".

Ce point de départ m'inspira des faits époustouflants traduits en collages d'images, fruit de mon goût pour l'absurde. Dix toiles sont prévues avec le but de les exposer prochainement avec la série siamoise précédente.

Sérigraphie Novotel chez Eric Linard

Troisième sérigraphie pour Novotel (voir chapitre précédent: Owtoudouzat 4- février 2007). Cette fois-ci j'ai confié la réalisation du tirage de l'estampe à Eric Linard, dans son superbe atelier du Val des Nymphes à La Garde Adhémar, dans la Drôme. Sur ce cliché apparait la galerie des estampes et, au-dessus, l'atelier, intégré dans la végétation. Dans l'autre bâtiment (une ancienne filature de soie) se trouvent une autre galerie, une résidence d'artiste, des gîtes, et les appartements d'Eric et Madeleine.

Première étape, vérification sur écran de l'image préparée et tirage sur film transparent du trait. Puis, aidé par Pascale et Eric, je réalise manuellement mes deux films pour les deux couleurs qui seront superposées au trait. Je remplis mes fonds à la gouache inactinique et au pinceau, ce qui me permet d'obtenir les matières voulues.

Eric cale l'écran pour le premier passage.

Eric a préparé la couleur du trait et, après quelques essais, nous décidons de démarrer le tirage.

Mika est aux commandes, Pascale n'en perd pas une miette. L'écran est calé et c'est parti...

Une fois les deux couleurs passées, c'est la pause, avec en toile de fond, un paysage propice à la méditation.

La troisième couleur est achevée. Mika nettoie les écrans, Eric coupe les tirages au massicot. Je signe les 175 exemplaires de cette sérigraphie intitulée "Les musiciens", dédiée à mon ami le violoniste Daniel Weissmann. Pascale et Eric vérifient le contenu et préparent les paquets. Nous venons de passer trois jours dans une ambiance chaleureuse.

Merci à Eric et Madeleine, Mika, Pascale, Antonin, Pauline. Spéciale dédicace à Olga et Lulu.

Voir le site d'Eric Linard dans les liens.

Inauguration de la frise "La porte des jardins" à la gare de Joinville.

Le jour J est arrivé. J'ai tenu à montrer ma démarche au public sur le mur de la salle d'attente de la gare. Aidé par Céline Meurville du Grand Jardin, nous montons l'installation "photos et textes" reprenant le déroulé de l'opération.

Je suis ravi de constater que l'inauguration a mobilisé pas mal de monde sur les 50 mètres du quai de la gare.

Les personnes officielles liées à l'opération sont toutes là.

Arrive le temps des discours...

...et c'est à mon tour. Je n'ai pas préparé de brillantissime laïus, ce n'est pas mon fort, et je m'en tire avec une pirouette, prétextant avoir oublié les 8 pages de mon discours à l'hôtel (pour le bonheur de tous), mais remerciant tout de même les personnes m'ayant permis de réaliser ce projet.

Entre autres, François Roche, à l'initiative du projet, Guillaume Romé l'ayant reprit, et Céline Meurville pour ses bons soins.

François Roche détaille la démarche artistique devant une assistance réunie pour une deuxième visite en fin d'après-midi.

Discussion cordiale avec Christian Catherinet, le responsable TER Aube en Haute-Marne avec qui la collaboration fut très agréable. Il m'avoue qu'au départ du projet, il n'était pas très rassuré, ne sachant pas trop à quoi s'attendre de mon intervention. Il faut dire que je n'avais pas livré pléthore de documents de travail

Owtoudouzat 10: Plaques Joinville. 6ème partie.

Avant dernière intervention (avant le vernissage samedi prochain). 9 heures du matin, tout le monde est sur le pont, prêt à installer les 38 plaques sur les 50 m de la marquise de la gare de Joinville

Les employés des services techniques de la ville ont préparé l'accrochage à l'aide de tasseaux de bois peints, vissés dans la structure métallique sur toute sa longueur, en haut et en bas. Les plaques comportant quatre trous aux angles, il ne reste plus qu'à les visser.

Les responsables de ce projet sont là, Mr Catherinet (SNCF-TER), Mr Schmitt (Office du tourisme), Mme Sandrine Jean-dit-Pannel (Mairie), Céline Meurville (Le Grand Jardin), un journaliste et les services techniques, et tous veillent au bon déroulement de l'opération, sous l'œil amusé du chef de gare.

Les plaques sont déballées une par une et, heureusement, le soleil est notre allié.

Les employés opèrent avec brio et, l'installation est achevée en fin de matinée, à ma grande surprise.

Si je me met à la place du public, on voit tout d'abord une suite de pictogrammes colorés, de typos intrigantes, une sorte de rébus caché. Avec du recul, le texte apparait progressivement et clairement. La double lecture que je souhaitais est lisible.

La gare vit une nouvelle vie avec sa silhouette réhaussée d'un bandeau inscrit dans l'architecture et le paysage. Mission accomplie.

Owtoudouzat 9: Plaques Joinville. 5ème partie.

Je vérifie une à une l'état des plaques peintes. Une simulation de l'ordre chromatique me permet de contrôler à taille réelle la conformité de mon projet initial.

Arrive le moment décisif de la signature et de la numérotation, au dos de chaque plaque. Je grave un tampon avec mon nom et fait quelques essais d'impression mais la peinture pour carrosserie l'endommage.

Le dos des plaques est recouvert d'une matière grasse et de traces que je nettoie à l'alcool à brûler.

Dernière étape: la signature des 38 plaques et le sèchage. Prochainement, l'installation in situ...

Owtoudouzat 8: Plaques Joinville. 4ème partie.

Reprise en main des pinceaux, des produits à forte odeur, et de mes images qui n'attendaient que ça pour apparaître sur les plaques lisses et brillantes comme une carrosserie aplatie d'auto flambante neuve.

Le compte à rebours est enclenché: j'approche de la fin de la première étape. Ainsi, je photographie l'ensemble des 38 plaques pour préparer une simulation sur ordinateur.

Et hop! dernière ligne droite avant l'autoroute!

Owtoudouzat 7: Plaques Joinville. 3ème partie

Les dernières typos en forme de buissons taillés sur fond bleu sont terminées.


Je peux commencer ma série d'images liée à l'iconographie des jardins.






Chaque image est conçue comme un panneau signalétique à la lecture aisée, de près comme de loin.

Owtoudouzat 6: Plaques Joinville. 2ème partie.

Et c'est reparti pour une série de plaques peintes regroupant le texte de la frise. Je commence à mieux maitriser cette peinture pour carrosserie et son temps de sèchage. Je travaille avec deux rétroprojecteurs au rythme de deux plaques par jour.

Le dosage précis de la peinture base, du durcisseur et du diluant me pousse à m' adaptater à cette technique, ce qui n'est pas pour me déplaire. Encore quatre typos à réaliser et la phase image va débuter: je l'attends avec plaisir.

Owtoudouzat 5: En cours: projet d'intervention artistique dans la gare de Joinville. Haute-Marne. 1ère partie.

La marquise métallique du quai de la gare de Joinville sera recouverte d'une quarantaine de plaques de tôles peintes. Une ambiance de frise déclinée sur cinquante mètres linéaires représentera "La porte des jardins", thème majeur relatif au "Grand Jardin du château de Joinville".

Je commence par la typo qui va rythmer les images de la frise. J'ai préparé à l'avance mes images/tampons agrandis à l'aide du rétroprojecteur.

Les fonds colorés, peints par un carrossier selon la gamme que j'ai choisie, sont recouverts d'applats de peintures à deux composants.

Les temps de sèchage à respecter me changent de ma technique habituelle avec l'acrylique, mais le résultat est encourageant. A suivre.

Owtoudouzat 4: Sérigraphie Novotel

Novotel commande à des artistes, des estampes pour sa chaîne d'hôtels. Ces images encadrées se trouvent accrochées dans les chambres. Tirées à 150 exemplaires, le "public" résidant dans ces chambres à ainsi accès à l'art en toute intimité. J'ai déjà réalisé une sérigraphie pour le groupe il y a deux ans. Aujourd'hui, une nouvelle image m'a été commandée, avec toujours la chartre de couleurs de la série imposée: la sanguine, avec une faveur de deux couleurs supplémentaires. Voici donc, étape par étape, la réalisation de cette image sérigraphiée.

Les couleurs sont superposées l'une après l'autre, et le choix du jaune associé au bleu m'offre une couleur supplémentaire, le vert. J'aime suivre le tirage afin de voir apparaitre petit à petit l'image et pouvoir faire des petites modifications de dernière minute. C'est pour moi l'avantage de travailler à l'atelier d'Eric Seydoux et avec Pascale, car tous deux m'épaulent dans mes recherches. Une fois la sérigraphie réalisée, il me reste à signer et à numéroter chaque exemplaire.

Remerciements à Pascale, Eric et Mariam.

Owtoudouzat 3: Carnets de dessins: 20 ans après

Nous sortions du mouvement "graphzines" du début des années 80. Avec Toffe et Gerbaud, nous venions de fonder le groupe "Néo-plus" qui nous a accompagné, en forme de comète, de 86 à 87, lors d'expositions à Berlin est, Lisbonne, Nice, Paris, Albi, etc. Je remplissais frénétiquement mes carnets avec mes collages-tampons. Il m'arrive d'y jeter un œil amusé en revisitant cette période bouillonnante.